Savoir lire son tableau de bord interne

Savoir lire son tableau de bord interne

En septembre 2020, j’ai eu la chance de réaliser une entrevue sur Facebook avec Jean-François Lacasse, un des conférenciers avec qui je collabore dans mon entreprise Entrepreneurs en cavale. (Regardez la vidéo ici : https://www.facebook.com/watch/?v=341372617232123&extid=zGLV9G92yawkNgvg)

En discutant de nos émotions, Jean-François et moi avons établi une comparaison avec un tableau de bord d’automobile. Lorsque nous avons un problème avec notre bagnole et que le voyant « check engine » allume, on se précipite au garage pour obtenir un diagnostic et faire réparer la défaillance.

Quand un signal clignote dans notre esprit, est-ce qu’on passe aussi vite à l’action pour soigner le bobo? La plupart du temps, non. La raison est simple : nous n’avons pas le témoin rouge en plein dans le champ de vision, entre l’odomètre et l’aiguille d’essence. Notre indicateur s’avère plus subtil. Il prend la forme d’un sentiment ou d’une émotion.

Nous ne captons pas l’alerte, parce que nous ne prenons pas non plus le temps d’écouter les émotions et les sentiments à l’intérieur de nous. Sur notre tableau de bord interne. Trop occupés pour nous y intéresser, nous refoulons ces sentiments.

Qu’arrivera-t-il à votre beau VUS si vous ignorez un avertissement au-dessus de votre volant et que vous continuez à rouler sans aller faire checker votre engine ? Quelque chose va péter ! Et là, ça fera mal. Ce qui n’était au départ qu’un problème mécanique anodin prendra de l’ampleur et débouchera sur une série de bris.

Comment voir la lumière ?

Premièrement, pour s’assurer de ne pas oublier une réparation importante, il faut écouter ce qui se passe à l’intérieur de nous. Quand vous vous sentez différent, que quelque chose d’anormal s’installe en vous, c’est un signe que quelque chose cloche. Arrêtez-vous donc dans l’accotement quelques minutes et tentez de mettre des mots sur ce que vous ressentez. De la frustration? De la colère ? De la joie ? De la tristesse?  Trouver le bon mot vous aidera à y voir plus clair.

Deuxièmement, une fois que l’émotion aura été nommée, évaluez si elle vaut la peine que vous lui accordiez de l’importance. Comment ? En essayant de reconnaître la source de cette émotion. Attention : ce n’est souvent pas celle que vous croyez d’emblée.

Par exemple, pendant longtemps, quand je revenais à la maison après une grosse journée de travail, j’étais frustré contre mes enfants parce qu’ils s’amusaient intensément et bruyamment. Jusqu’à ce que je réalise que ce n’était pas à cause d’eux que je bouillais… J’étais en colère parce que j’avais passé une mauvaise journée. Est-ce que c’était de la faute de mes employés ou de mes clients ? Même pas!  Finalement, j’étais la propre cause de ma rage! J’étais fru parce que je ne m’accomplissais pas comme je le souhaitais. Fru parce que je ne me trouvais pas sur mon chemin de vie.

Vous voyez : une inspection rigoureuse permettra de trouver les bons bobos et de comprendre leur origine.

Message aux anxieux de ce monde

Je ne vous conseillerai pas d’arrêter de prendre vos pilules, si vous en prenez, mais… j’en aurais envie. Vous avez un don. À mes yeux, c’est le plus beau don du monde.  Vous avez la capacité de ressentir des choses que les autres ne voient pas. Quelle chance vous avez ! Les voyants de votre tableau de bord éclairent plus fort que les autres. Quand vous souffrez d’anxiété ou de stress, c’est signe que quelque chose cloche dans votre vie.  Alors, écoutez les signaux, trouvez leurs causes et apportez les ajustements nécessaires.

Comme me disait un vieil ami : les sentiments sont le langage de l’âme!

Hugo Dubé

Hugodube.ca

 

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